Il y a très peu d’information sur les jeunes qui parviennent à arrêter une addiction. Nous avons donc cherché des modifications du cerveau associées à l’arrêt spontané de la poly-consommation de substances.

Nous avons suivi des adolescents européens avec des questionnaires et des IRM du cerveau pendant 5 ans. Chez ceux qui ont stoppé spontanément leur consommation excessive, des variations cérébrales ont été détectées, notamment du gyrus cingulaire, région-clé du cerveau impliquée dans le « circuit de la récompense ». En outre, les mesures du gyrus cingulaire avaient une valeur prédictive individuelle selon une approche par apprentissage automatique.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0924977X21001577?dgcid=author

Nous avions déjà signalé cette région, en comparant des adolescents résilients à faible risque de troubles mentaux malgré des stress de vie, des personnes à risque de troubles mentaux exposées au même niveau de stress, et des témoins.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25817177
Ces résultats peuvent contribuer à des nouveaux modèles de réhabilitation pour les plus à risque, en synergie avec d’autres approches.

Equipe Inserm U1299 du Centre Borelli

Contact : jean-luc.martinot@inserm.fr

Image : Copyright JL Martinot, I.Filippi, INSERM U1299